Jean-François Comment (1919 - 2002)

Naissance, le 3 août, à Porrentruy, de Jean-François Comment, fils de James Comment (notaire) et de Marguerite Dietlin. Il passe son enfance et sa jeunesse dans la maison familiale, rue du Temple. Si sa mère se montre plus sensible à ses aspirations artistiques, le père a des conceptions concrètes et ne souscrit que modérément à la vocation de son fils.

« Déjà comme adolescent, vers 12 ou 13 ans, la peinture m’intéressait, sans savoir ce que c’était. Je copiais des reproductions de l’Illustration, le grand journal français de l’avant‐guerre, où il n’y avait que des peintres académiques, sans aucun intérêt artistique. Mais enfin, c’était une image, je copiais ces choses‐là. Je n’avais aucune notion de l’art. Mais le désir s’est vite précisé. J’ai arrêté de copier les illustrations. Il y avait un peintre local, à Porrentruy, qui s’appelait Willy Nicolet. J’ai pris des leçons particulières chez lui, durant trois ou quatre ans, environ une fois par semaine, je travaillais sur le terrain et dans son atelier.
Un autre événement a été déterminant. Je suis tombé gravement malade, une sinusite aiguë qui s’était portée sur le cerveau, on me pensait perdu. J’ai été hospitalisé plus de trois mois à Berne. Et j’ai l’impression que ce long séjour couché a accéléré un mûrissement, par rapport aux autres adolescents. Je me suis trouvé seul avec moi‐même. Et une vérité s’est imposée : ma vie n’aurait de sens que si elle était consacrée entièrement à l’art. » (Jean-François Comment, éd. Adam Biro, 2000, p. 129)